Pompe à Chaleur ou Radiateurs Électriques ?
Le problème du chauffage électrique en Pas-de-Calais
Le Pas-de-Calais concentre l'un des parcs immobiliers les plus anciens et les plus énergivores de la région Hauts-de-France. Des communes comme Lens, Hénin-Beaumont, Liévin, Boulogne-sur-Mer ou encore Calais comptent des milliers de pavillons construits entre 1965 et 1985, à une époque où le chauffage électrique par convecteurs semblait être la solution économique et pratique par excellence. Décennie après décennie, ces logements sont devenus de véritables passoires thermiques, et leurs habitants paient chaque hiver le prix fort sur leur facture d'électricité.
Dans les anciens bassins miniers du Lensois, de l'Artois ou du Douaisis, des milliers de maisons de ville et pavillons de lotissements sont équipés uniquement de convecteurs à effet joule, surnommés à juste titre les "grille-pains". Ces appareils transforment 1 kilowattheure d'électricité en 1 kilowattheure de chaleur, ce qui semble logique mais représente en réalité la technologie la moins efficace du marché du chauffage. Pour une maison de 100 m² mal isolée dans la région de Béthune ou d'Arras, la facture de chauffage peut dépasser 2 500 à 3 500 euros par an, sans compter la production d'eau chaude sanitaire.
Le climat océanique du Pas-de-Calais aggrave le problème. Si les températures descendent rarement en dessous de -5°C même dans les terres, le département est caractérisé par des hivers longs, gris et humides, avec des vents fréquents venant de la Manche et de la Mer du Nord. Cette humidité persistante renforce le ressenti de froid et augmente les besoins en chauffage. Les périodes de chauffe s'étendent souvent de septembre à mai, soit près de neuf mois dans l'année pour les logements les moins bien isolés. Dans les secteurs côtiers comme Le Touquet-Paris-Plage, Étaples ou Berck, les vents marins accentuent encore ce phénomène, rendant les convecteurs particulièrement coûteux à l'usage.
Face à cette réalité, la pompe à chaleur s'impose de plus en plus comme la solution de référence. En exploitant les calories présentes dans l'air extérieur pour produire de la chaleur, elle multiplie par 3 à 4 le rendement d'un convecteur classique. Pour les propriétaires du Pas-de-Calais, la question n'est donc plus vraiment "pompe à chaleur ou radiateurs électriques" mais plutôt "combien de temps puis-je encore me permettre de garder mes convecteurs ?"
Tableau comparatif : pompe à chaleur versus radiateurs électriques
Voici une comparaison détaillée sur les critères les plus importants pour un propriétaire en Pas-de-Calais, basée sur une maison de 100 m² avec une consommation de référence de 15 000 kWh thermiques par an.
| Critère | Radiateurs électriques | Pompe à chaleur Air/Eau | Pompe à chaleur Air/Air |
|---|---|---|---|
| Rendement (COP) | 1,0 (effet joule) | 3,0 à 4,5 | 2,5 à 4,0 |
| Coût d'installation | 500 à 2 000 € | 8 500 à 16 000 € | 3 000 à 8 500 € |
| Facture annuelle chauffage | 2 500 à 3 500 € | 700 à 1 100 € | 900 à 1 300 € |
| Économies annuelles | Référence 0 € | 1 500 à 2 500 €/an | 1 200 à 2 000 €/an |
| Aides disponibles (2026) | Aucune | Jusqu'à 9 000 € (MPR + CEE) | Jusqu'à 7 000 € (MPR + CEE) |
| Eau chaude sanitaire | Non (cumulus séparé) | Oui (intégrée) | Non (option ballon thermo) |
| Climatisation été | Non | Option (reversible) | Oui (reversible natif) |
| Confort thermique | Chaleur sèche et irrégulière | Chaleur douce et homogène | Confort rapide, air soufflé |
| Impact sur le DPE | Classe E à G | Amélioration 2 à 3 classes | Amélioration 1 à 2 classes |
| Durée de vie | 10 à 15 ans | 15 à 20 ans | 15 à 20 ans |
Dans le Pas-de-Calais, le COP d'une pompe à chaleur air/eau se situe en moyenne entre 3,2 et 3,8 sur l'ensemble de la saison de chauffe. Grâce aux hivers relativement doux du climat océanique, les performances restent élevées même en janvier et février, contrairement à des régions continentales ou montagnardes où les températures négatives prolongées peuvent dégrader le rendement.
Simulation financière sur 10 ans pour une maison de 100 m² en Pas-de-Calais
Pour illustrer concrètement l'enjeu financier, voici une simulation basée sur un pavillon de 100 m² type dans le Pas-de-Calais, chauffé exclusivement à l'électricité par convecteurs. Le prix du kWh électrique est estimé à 0,2516 € en 2026 (tarif réglementé), avec une hausse annuelle de 3 % anticipée, cohérente avec les projections des opérateurs énergétiques.
Les hypothèses retenues : consommation de chauffage de 12 000 kWh thermiques annuels pour les convecteurs (soit environ 12 000 kWh électriques consommés), et consommation ramenée à 3 300 kWh électriques pour une PAC air/eau avec un COP moyen de 3,6 sur la saison.
| Année | Coût convecteurs (€) | Coût PAC Air/Eau (€) | Économie annuelle (€) | Cumul économies (€) |
|---|---|---|---|---|
| Année 1 | 3 019 | 831 | 2 188 | 2 188 |
| Année 2 | 3 110 | 856 | 2 254 | 4 442 |
| Année 3 | 3 203 | 882 | 2 321 | 6 763 |
| Année 4 | 3 299 | 908 | 2 391 | 9 154 |
| Année 5 | 3 398 | 935 | 2 463 | 11 617 |
| Année 6 | 3 500 | 963 | 2 537 | 14 154 |
| Année 7 | 3 605 | 992 | 2 613 | 16 767 |
| Année 8 | 3 713 | 1 022 | 2 691 | 19 458 |
| Année 9 | 3 824 | 1 053 | 2 771 | 22 229 |
| Année 10 | 3 939 | 1 085 | 2 854 | 25 083 |
| TOTAL 10 ans | 34 610 € | 9 527 € | 25 083 € |
En ajoutant le coût d'installation d'une PAC air/eau (12 000 € brut, ramenée à environ 5 500 € après aides MaPrimeRénov' et CEE pour un ménage aux revenus intermédiaires), le retour sur investissement est atteint en moins de 5 ans. Sur 10 ans, le propriétaire aura économisé plus de 19 000 euros nets par rapport à la conservation de ses convecteurs, sans tenir compte de la valorisation de son bien immobilier.
Les avantages concrets de la pompe à chaleur en Pas-de-Calais
Un confort thermique radicalement amélioré
Les convecteurs électriques fonctionnent par convection : ils chauffent l'air qui monte et crée des courants inconfortables, avec une chaleur sèche qui dessèche les muqueuses et accentue la sensation d'inconfort. La pompe à chaleur air/eau, couplée à des radiateurs à inertie ou à un plancher chauffant, diffuse une chaleur douce et homogène dans toute la pièce. La différence de confort est immédiatement perceptible, en particulier pour les familles avec de jeunes enfants ou les personnes âgées. Dans les maisons du bassin minier souvent dotées de plafonds bas et de pièces traversantes, cette chaleur rayonnante fait une différence sensible au quotidien.
La climatisation réversible pour les étés de plus en plus chauds
Si le Pas-de-Calais n'est pas réputé pour ses canicules, les étés se font de plus en plus chauds depuis 2019, avec des épisodes dépassant régulièrement 30°C à Lens, Arras ou Saint-Omer. Une PAC réversible permet de transformer le système de chauffage en climatisation dès les beaux jours, sans aucun équipement supplémentaire. Cette fonctionnalité, incluse nativement dans les PAC air/air et disponible en option sur les PAC air/eau, représente une réelle plus-value dans les maisons exposées au sud ou aux maisons mitoyennes à toiture plate.
L'eau chaude sanitaire intégrée
De nombreux foyers du Pas-de-Calais couplent leurs convecteurs à un cumulus électrique classique pour l'eau chaude sanitaire. Ce cumulus peut représenter 20 à 30 % de la facture énergétique annuelle. Une PAC air/eau moderne produit l'eau chaude sanitaire de manière intégrée ou via un ballon thermodynamique séparé, réduisant la consommation électrique dédiée à l'eau chaude de 60 à 70 %. Pour une famille de 4 personnes, cela représente une économie supplémentaire de 300 à 600 euros par an.
La valorisation immobilière dans le Pas-de-Calais
Le marché immobilier du Pas-de-Calais, bien que moins tendu qu'en Île-de-France, est directement impacté par les classements DPE depuis l'entrée en vigueur des restrictions de location. Un logement classé D avec une PAC se vend en moyenne 10 à 15 % plus cher qu'un logement classé F ou G avec convecteurs, à surface équivalente dans des communes comme Calais, Lens ou Boulogne-sur-Mer. Pour un pavillon estimé à 180 000 euros, cela représente une plus-value potentielle de 18 000 à 27 000 euros, bien supérieure au coût net de l'installation.
Des performances adaptées au climat océanique
Un argument souvent avancé contre les PAC concerne leur efficacité par grand froid. En réalité, dans le Pas-de-Calais, les températures restent rarement inférieures à -5°C plus de quelques jours par an. Les PAC air/eau de dernière génération maintiennent un COP supérieur à 2,5 jusqu'à -15°C pour les modèles haute performance. Dans les conditions climatiques locales, avec des hivers modérés oscillant entre 0°C et 8°C, le COP annuel saisonnier (SCOP) atteint facilement 3,5 à 4,0, ce qui signifie qu'un euro investi en électricité produit 3,5 à 4 euros de chaleur.
Les solutions d'installation disponibles en Pas-de-Calais
La PAC Air/Air : le remplacement direct des convecteurs
La pompe à chaleur air/air est la solution la plus simple techniquement pour remplacer des convecteurs électriques dans un pavillon du Pas-de-Calais. Elle ne nécessite aucune création de réseau hydraulique et peut être installée en une à deux journées par une équipe qualifiée. Composée d'une unité extérieure et d'une ou plusieurs unités intérieures (splits), elle chauffe et climatise les pièces directement par soufflage d'air traité. Son coût va de 3 000 euros pour une solution monosplit à 8 500 euros pour un système multisplit couvrant toute une maison.
Ce système est particulièrement adapté aux maisons où il est difficile de créer un réseau hydraulique (planchers en béton, contraintes architecturales, copropriétés). En revanche, elle ne produit pas d'eau chaude sanitaire et nécessite un entretien régulier des filtres. Pour les maisons du Pas-de-Calais avec une bonne isolation, c'est souvent la solution la plus rapide à amortir.
La PAC Air/Eau : la solution complète avec réseau hydraulique
La pompe à chaleur air/eau représente l'investissement le plus complet et le plus rentable à long terme. Elle remplace l'intégralité du système de chauffage et peut alimenter des radiateurs à inertie, un plancher chauffant basse température ou des ventilo-convecteurs. Elle assure également la production d'eau chaude sanitaire. Son coût d'installation, entre 8 500 et 16 000 euros selon la configuration et la surface, est compensé par des aides plus importantes et des économies plus significatives sur la durée.
Dans les pavillons du Pas-de-Calais construits sans réseau hydraulique, l'installation nécessite la pose de nouveaux radiateurs. Les radiateurs à inertie électro-hydrauliques constituent souvent le meilleur compromis car ils limitent les travaux de plomberie tout en offrant le confort radiatif d'un vrai système hydraulique. Des installateurs spécialisés dans la rénovation énergétique opèrent dans tous les arrondissements du département, de Calais à Arras en passant par Saint-Omer et Montreuil.
La solution mixte : PAC + ballon thermodynamique
Pour les propriétaires qui souhaitent conserver temporairement leurs convecteurs existants tout en réduisant leur facture, ou pour ceux dont le budget ne permet pas un remplacement complet, la solution mixte est intéressante. Elle consiste à installer une PAC air/air pour le chauffage et à remplacer le cumulus électrique par un ballon thermodynamique. Ce dernier, d'un coût de 2 500 à 4 500 euros, réduit à lui seul la facture d'eau chaude de 60 à 70 %, soit une économie de 300 à 500 euros par an pour une famille de 4 personnes dans le département.
Aides et financement disponibles en Pas-de-Calais en 2026
Le remplacement de convecteurs électriques par une pompe à chaleur bénéficie de l'ensemble du dispositif national d'aides à la rénovation énergétique. En Pas-de-Calais, plusieurs organismes locaux complètent ces aides nationales et accompagnent les propriétaires dans leurs démarches.
MaPrimeRénov' : jusqu'à 5 000 euros
MaPrimeRénov' est l'aide principale de l'État pour le remplacement d'un système de chauffage. Pour l'installation d'une pompe à chaleur air/eau en remplacement de convecteurs électriques, le montant peut atteindre 5 000 euros pour les ménages aux revenus intermédiaires et 7 000 euros pour les ménages modestes. Elle est versée directement par l'ANAH (Agence Nationale de l'Habitat) et déduite de la facture de l'artisan. La condition principale est de faire appel à un installateur certifié RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
Les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) : jusqu'à 4 000 euros
Les CEE constituent une aide complémentaire financée par les fournisseurs d'énergie. Pour le remplacement de convecteurs par une PAC dans le Pas-de-Calais, le montant estimé varie de 1 500 à 4 000 euros selon le type de PAC, la surface du logement et le fournisseur d'énergie sollicité. Ces aides sont cumulables avec MaPrimeRénov' et ne nécessitent aucune démarche administrative complexe : l'installateur se charge généralement de les récupérer pour son client.
L'Éco-Prêt à Taux Zéro (Éco-PTZ) : jusqu'à 15 000 euros
Pour financer la part restant à charge après les aides, l'Éco-PTZ permet d'emprunter jusqu'à 15 000 euros à taux zéro sur 15 ans pour l'installation d'une pompe à chaleur. Ce prêt est accordé par les banques conventionnées sans condition de ressources, ce qui le rend accessible à tous les propriétaires occupants du Pas-de-Calais. Il peut être cumulé avec MaPrimeRénov' et les CEE.
Le bonus sortie de passoire thermique et la TVA à 5,5 %
Les logements classés F ou G peuvent bénéficier d'un bonus supplémentaire de 1 000 à 1 500 euros via MaPrimeRénov' lorsque les travaux permettent de franchir au moins deux classes DPE. Dans le Pas-de-Calais, où de nombreux pavillons anciens à convecteurs sont classés F ou G, ce bonus est fréquemment atteignable. Par ailleurs, l'ensemble des travaux d'installation d'une PAC bénéficie d'un taux de TVA réduit à 5,5 % (contre 20 % en temps normal), ce qui représente une économie substantielle sur la facture de l'installateur.
Exemple de financement pour un ménage aux revenus intermédiaires en Pas-de-Calais :
- Coût brut PAC air/eau installée : 13 000 €
- MaPrimeRénov' : - 4 000 €
- CEE (prime énergie) : - 2 500 €
- TVA réduite 5,5 % (économie vs 20 %) : - 900 €
- Reste à charge : environ 5 600 €
- Finançable via Éco-PTZ sur 10 ans : 47 €/mois sans intérêts
DPE et obligations réglementaires : l'urgence pour les propriétaires bailleurs du Pas-de-Calais
La réglementation sur les passoires thermiques représente un enjeu majeur pour les propriétaires bailleurs du Pas-de-Calais. Le département concentre un parc locatif important dans les communes de Lens, Liévin, Hénin-Beaumont, Béthune et Calais, avec une proportion élevée de logements anciens classés E, F ou G.
Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G sont interdits à la location. Concrètement, un propriétaire bailleur dans le secteur de l'ancien bassin minier du Pas-de-Calais qui loue un pavillon avec convecteurs classé G ne peut plus le remettre en location à l'expiration du bail en cours. La loi Climat et Résilience prévoit l'extension de cette interdiction aux logements classés F en 2028, puis aux logements classés E en 2034.
Pour un propriétaire bailleur, agir maintenant présente un double avantage : continuer à louer légalement son bien et bénéficier des aides à la rénovation dans leurs conditions actuelles, qui pourraient être révisées dans les prochaines années. Un logement équipé d'une PAC et correctement isolé peut passer de la classe G à la classe C ou D, assurant ainsi sa conformité réglementaire pour les décennies à venir.
Dans les villes comme Lens ou Hénin-Beaumont, les syndics de copropriété et les agences immobilières constatent déjà un afflux de demandes de diagnostics DPE et de devis de rénovation. Les propriétaires les plus réactifs qui agissent en 2026 bénéficient encore des meilleures conditions d'aides et évitent la pression temporelle qui pourrait faire monter les prix des artisans RGE à mesure que l'échéance de 2028 approche.
Cas concret : un pavillon années 70 à Lens rénové avec une PAC
Prenons l'exemple de la famille Duhamel, propriétaire d'un pavillon de 110 m² à Lens, construit en 1974 dans un lotissement typique de la période post-minière. La maison est équipée de 9 convecteurs électriques et d'un cumulus de 200 litres. Avant travaux, le DPE affiche la classe F avec une consommation estimée à 285 kWh/m²/an, soit une facture énergétique annuelle de 3 150 euros pour le chauffage et 680 euros pour l'eau chaude, soit un total de 3 830 euros.
La solution retenue et les travaux réalisés
Après consultation d'un conseiller France Rénov' à la permanence d'Arras, la famille opte pour une PAC air/eau Atlantic Alfea Excellia de 11 kW, couplée au remplacement des 9 convecteurs par des radiateurs à inertie sèche à fluide caloporteur de marque Noirot. Un ballon préparateur d'eau chaude de 200 litres est intégré au circuit. Les travaux, confiés à une entreprise RGE de Béthune, durent 5 jours ouvrés.
Le bilan financier de l'opération
- Coût total des travaux TTC (TVA 5,5 %) : 14 200 €
- MaPrimeRénov' (revenus intermédiaires) : - 4 500 €
- Prime CEE via Engie : - 2 800 €
- Bonus passoire thermique (passage F vers C) : - 1 000 €
- Reste à charge final : 5 900 €
- Financement Éco-PTZ sur 10 ans : 49 €/mois
Les résultats après première saison de chauffe
Après la première saison complète (octobre 2024 à avril 2025), la consommation électrique de chauffage tombe à 3 200 kWh et celle de l'eau chaude à 520 kWh, soit un total de 3 720 kWh contre 16 750 kWh auparavant. La facture annuelle passe de 3 830 euros à 936 euros, soit une économie de 2 894 euros dès la première année. Le nouveau DPE affiche la classe C à 98 kWh/m²/an. La valeur du bien, estimée à 165 000 euros avant travaux, est réévaluée entre 180 000 et 192 000 euros par deux agences immobilières locales.
Notre verdict : la pompe à chaleur, l'investissement le plus rentable en rénovation
Dans le Pas-de-Calais, le débat entre convecteurs électriques et pompe à chaleur est aujourd'hui tranché par les chiffres. Le maintien des convecteurs représente un coût annuel croissant sans aucune perspective d'amélioration, tandis que l'investissement dans une PAC génère des économies immédiates, valorise le patrimoine, sécurise la conformité réglementaire et améliore le quotidien des habitants.
Le retour sur investissement, compris entre 4 et 6 ans pour une PAC air/eau correctement dimensionnée dans les conditions climatiques du département, est l'un des meilleurs que l'on puisse trouver en rénovation résidentielle. Avec les aides actuelles, le reste à charge est souvent inférieur à 6 000 euros pour une maison de taille standard, un montant finançable sans effort avec l'Éco-PTZ.
La seule vraie question à se poser en 2026 en Pas-de-Calais n'est pas "pompe à chaleur ou convecteurs ?" mais "quel type de PAC choisir et quel installateur RGE contacter en priorité ?" Pour y répondre, la meilleure démarche est d'obtenir plusieurs devis comparatifs auprès d'installateurs certifiés du département, en commençant par un bilan thermique de votre logement.
Pour aller plus loin
Sources
- France Rénov' — Portail officiel de la rénovation énergétique : france-renov.gouv.fr
- ADEME (Agence de la Transition Écologique) — Guide des pompes à chaleur et performances saisonnières : ademe.fr
- ANAH (Agence Nationale de l'Habitat) — Barèmes et conditions MaPrimeRénov' 2026 : anah.gouv.fr
- Ministère de la Transition Écologique — Réglementation DPE et calendrier des interdictions de location : ecologie.gouv.fr
- Émapsite / Climathèque Météo-France — Données climatiques du Pas-de-Calais et degrés-jours de chauffe (DJU) : meteofrance.fr